La Flagellation du Christ : art & religion

Publié le par Adil Kassabi

P-Delle_Francesca_la_flagellation_du_christ_vers_1455-a718f.jpg

            Piero della Francesca, la Flagellation du Christ

            Piero della Francesca, la Flagellation du Christ, v. 1453-1460. Tempera sur bois, 58,4 × 81,5 cm.

            Galleria Nazionale delle Marche, Urbino.

 

            En surfant sur le Net à la recherche d'un tableau, j'en ai trouvé des milliers et mon admiration balance d'un tableau à un autre. Mais un seul avait suscité en moi une certaine attirance particulière. Je ne sais pas pour quelle mystérieuse raison, mais « La Flagellation du Christ » de Piero Della Francesca avait provoqué en moi un moment de transe et j'étais obligé de marquer une pause dessus afin de parvenir à comprendre pourquoi tout d'un coup et parmi tant de tableaux je me suis arrêté presque inconsciemment pour contempler religieusement et artistiquement ce dessin … peut être c’est son idée de mêler Art et Religion ou parce qu’il me donne l’impression de raconter une histoire !!! A quel point le peintre a-t-il appliqué les règles et les techniques apparues pour la première fois dans la Renaissance ?

 

            Ce n’est au hasard que ce tableau appartient à cette glorieuse période, une période dynamique et riche de l’Histoire humaine dont on voyait l’Homme d’une autre façon : il est au centre de l’univers.

Certainement notre peintre fait partie des génies qui ont marqué l’Histoire,il était l’un des maitres de l’Art de la perspective. On se basant sur mes modestes acquis concernant l’Histoire des idées et des Arts, je peux dire que ce tableau s’organise en deux parties, divisé par une ligne imaginaire située derrière les personnages du premier plan ,deux espaces dans lesquels se déroulent deux scènes : à gauche l’épisode de la flagellation du Christ, à droite un groupe de trois personnages dont l’identification est énigmatique.

Les deux scènes sont unifiées par la présence d’un point de fuite unique rigoureusement calculé selon les lois géométriques de la perspective développée de la première renaissance. Les obliques tracés par les édifices, les éléments décoratifs et les carreaux du dallage marquent des lignes convergentes toutes vers ce point.

Les proportions des personnages respectent les règles strictes de perspective qui déterminent l’ensemble de la composition, les figures de droite au premier plan sont plus grandes que celles situées à gauche sur un arrière plan éloigné, une grande attention est portée au traitement des drapés et des coiffures.

Il est à signaler qu’il y’a plusieurs détails : les colonnes, le plafond et les chapiteaux corinthiens sont des éléments architecturaux caractérisant l’Art grecque antique redécouvert à la renaissance.

        La lumière claire et transparente provient de deux sources principales : la scène de la flagellation est éclairée par une lumière située sur la droite ,au-dessus de la main du bourreau, cependant, les personnages du premier plan sont éclairés par le soleil provenant de la gauche. Cette lumière appuie la répartition des deux groupes liés dans le tableau et éloignés dans le temps et l’espace. Cet œuvre reflète  une parfaite maitrise de l’usage des couleurs : le rouge,  le vert, le jaune et le bleue mettent en valeur la partie droite du  tableau et nous la faire approcher, en revanche,  le gris et le blanc éloignent la scène de la flagellation, ce qui donne l’aspect de la vraisemblance à ce tableau .

 

             Face à ce magnifique dessin de Renaissance et grâce à mes connaissances récemment  acquises, je me permets de dire que je me suis devenu vraiment un passionné de l’Art  …et que mon parcours d’apprentissage continue….

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
N
tres bonne continuation adil
Répondre